Dans une communauté religieuse, on avait une très grosse machine à laver le linge. Un jour, elle tomba en panne. La soeur intendante appelle le réparateur. Deux jours plus tard, un monsieur très sympathique arrive. Les soeurs le conduisent jusqu’au lave-linge. Il pose sa caisse à outils, quitte sa veste et se met à observer la machine sous toutes les coutures. Comme une petite souris, il se faufile sur le côté pour suivre le dédale des tuyaux. Il prend son escabeau pour regarder par-dessus. Les soeurs, en restant silencieuses, respectent sa réflexion. Elles l’entendent chantonner dans sa barbe. Enfin, il revient à sa trousse à outils et en sort un marteau. Il s’approche d’un tuyau et lui assène un gros coup. Il demande aux soeurs de mettre en route le lave-linge et voilà que la machine s’ébroue et toutes les fonctions se mettent en marche.

Les soeurs ravies le remercient vivement et lui demandent combien elles lui doivent… presque par politesse, par convenance.
Le réparateur leur répond : « Cinq cent euros ».
Les soeurs ne peuvent s’empêcher de s’exclamer que c’est un peu cher pour un simple coup de marteau. A ce prix -là, il faut absolument leur faire une facture.

Pas de problème ; il écrit sur une feuille arrachée à un carnet de factures :

  1. Donner un coup de marteau : Un euro,
  2. Savoir où taper le coup de marteau : Quatre cent quatre-vingt-dix-neuf euros.

Quelle sagesse faut-il tirer de cette histoire pour ce temps de l’Avent ?

Sachons taper au bon endroit, celui de la prière personnelle et de l’amour fraternel ! Laissons-nous guider par la Parole de Dieu, comme les bergers,
pour grandir filialement en frères !
Restons éveillés ensemble pour construire des ponts d’espérance et de rencontres ! En marche avec Marie et Joseph pour accueillir le Prince de la Paix !

Que ce temps de l’Avent, rythmé à la Vivaldi par les quatre dimanches, soit l’occasion d’un enfantement…

Que toute tentation de solitude, de tristesse et d’obstacles soit purifiée, transformée en joyeuse attente afin que naisse et renaisse en nous le plus précieux, le plus intime, le plus dénudé et vulnérable, le plus invincible aussi… l’Amour !

Je suis un marcheur en AVENT
Qui se sait attendu
En Avance
En pleine Nuit de Noël !

Père Roger Khalil, curé du pôle ND des Pauvres/St-Benoît