Le bénévolat dans le domaine caritatif est souvent ingrat. Pourtant dans mon activité « mobilier » au Secours Catholique, nous avons l’occasion de beaux redémarrages !

Il faut d’abord souligner que de nombreux bénévoles sont des personnes en grande précarité. Mais cette activité devient pour plusieurs un tremplin pour l’emploi. Je voudrais vous donner quelques exemples :

  • Il était un bon informaticien mais, après que son épouse l’a quitté, il tombe dans une grande dépression. L’alcool, la rue, le diabète ont raison de sa santé. Il rejoint l’équipe « mobilier » pour rompre son isolement alors qu’il est musulman. Il y trouve une ambiance chaleureuse et un soutien pour rebondir après 7 ans d’arrêt professionnel. C’est dur dans cette profession de repartir après une si longue vacance ! Il reprend pied en tant que formateur dans une école privée à temps partiel.
  • Il est jeune (40 ans) sans aucune formation. Mais il aime bricoler et collectionner les vieux PC, postes de TV, etc… ainsi que les anciennes mobylettes. Cela fait 3 ans qu’il nous donne un coup de main tous les mercredis. Après quelques petits déménagements rémunérés avec Trait d’Union, il vient d’être embauché dans un CAT de réparation de vélos. Il y est très content et donne entièrement satisfaction.
  • On pourrait aussi citer ce jeune Ivoirien qui, après un passage rapide avec nous, a trouvé un travail dans un restaurant.
  • Il y a encore ce Polonais que nous avons aidé dans ses démarches administratives et qui, pour nous remercier, a demandé à devenir bénévole à l’équipe « mobilier ».

Je ne sais si c’est parce que ce bénévolat est physiquement difficile, qu’il demande des efforts ou parce que l’ambiance est joyeuse, que beaucoup reprennent courage et arrivent à s’en sortir ?

En tout cas pour nous, c’est une joie quand ils nous quittent dans ces conditions.

Philippe Roberge.